Étude : la sophrologie au service des dispositifs de prévention des Risques psychosociaux

Dernière mise à jour : 28 déc. 2021



La sophrologie a toute sa place en entreprise, en particulier dans les dispositifs de prévention de risques psychosociaux et de qualité de vie au travail. C’est ce que j’ai pu constater dans l’étude réalisée cette année dans le cadre de mon Diplôme Universitaire des Risques Psychosociaux à la Qualité de Vie au Travail (QVT).


Un extrait de cette étude : « L’un des moyens de se rendre compte de l’implantation de la sophrologie dans les entreprises est de se pencher sur les accords collectifs d’entreprise consultables en accès libre sur Legifrance. Nombreux sont les employeurs qui l’ont intégrée dans leur politique de prévention des RPS / QVT. On la retrouve ainsi dans 113 accords signés depuis 2017 soit à l’intérieur d’accords concernant le bloc de négociation obligatoire entier (relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail) ; soit au sein d’accords dédiés uniquement à la QVT soit de manière plus marginale dans d’autres types d’accords (voir en Annexe 3 le contenu “sophrologie” des accords déjà signés en 2021).


Il n’est pas étonnant de trouver la sophrologie dans ces accords car les domaines cités par la loi de manière supplétive sont très larges et non exhaustifs, les parties signataires (employeurs et organisations syndicales) pouvant s’entendre sur le contenu des thématiques abordées


En synthèse, quelques éléments intéressants relevés dans ces accords collectifs mentionnant une action de sophrologie :


- La présence de la sophrologie n’est pas nouvelle : 9 accords en 2017 ; 28 en 2018 ; 25 en 2019 ; 36 en 2020 et 14 en 2021

- La présence de la sophrologie se retrouve dans de nombreux secteurs (santé, services à la personne, audiovisuel, automobile…)

- Il s’agit essentiellement de séances collectives de bien-être / relaxation ; c’est ce que l’on peut supposer y compris quand il est mentionné « des séances de sophrologie » sans plus de précision (comme ce qui est proposé le plus souvent quand les séances sont à l’initiative du CSE)


On est là en présence du pendant positif de la démarche de l’employeur autour du bien-être, appelé même « Feel good » dans l’exemple de l’accord NAO de 2020 signé par Cometz : « Comité « Feel Good : dans le but de veiller au bien-être des collaborateurs et à leur reconnaissance, les organisations syndicales et la direction ont convenu de poursuivre la mise en place d’un comité « Feel Good », composé d’ambassadeurs volontaires représentant l’ensemble des activités, sur l’année à venir. Le comité se réunira régulièrement afin de travailler à la consolidation de l’ADN Feel Good de COMETZ au travers de groupes de réflexion, d’actions concrètes dans le travail au quotidien et d’animations (par exemple, intervention d’un masseur sur les postes de travail, journée sophrologie, animation de la journée fruits, etc.) ». Il ne manque plus que le fameux baby-foot tant décrié !

Sur ce type de prestations qui émanent en réalité le plus souvent des CSE, il y a parfois un reste à charge pour les salariés participants aux séances. On retrouve ce co-financement dans l’accord sur l’égalité professionnelle et la QVT signé en février 2019 au sein de Knorr Bremse (Systèmes pour véhicules utilitaires) : « Dans cette même quête de préserver le « capital santé » de ses salariés, en 2020, l’entreprise proposera aux salariés la possibilité de participer, sur la base du volontariat et en fonction du nombre de places disponibles, à des séances de sophrologie durant la pause déjeuner. Dans ce cadre, l’entreprise s’engage à prendre en charge une participation forfaitaire qui, à titre d’exemple, pourrait être de l’ordre des 2/3 du coût de la séance, laissant un faible reste à charge au salarié ».


EMAE propose également des séances collectives de sophrologie régulières mais aussi d’autres prestations qui peuvent venir enrichir votre politique de prévention des RPS / Amélioration de la QVT



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