De la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail à la semaine pour la QVT

Dernière mise à jour : 4 mai

Savez-vous que jeudi dernier c'était la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail ! Portée par une institution spécialisée de l'ONU, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), le « Work Safety Day » (pour son terme anglais) a pour vocation depuis 2003 de sensibiliser chaque 28 avril sur les risques professionnels. On comprend bien l'enjeu face à un constat effarant : environ 2,2 millions de décès de travailleurs sont imputables chaque année dans le monde aux accidents du travail et maladies professionnelles.


Fort heureusement, ces risques professionnels n'entraînent pas forcément des décès. En France, ce sont les troubles musculosquelettiques (TMS) qui constituent la première cause de maladie professionnelle. Il s'agit de pathologies des articulations, des muscles et des tendons qui peuvent survenir ou s'aggraver en raison de l’activité professionnelle (par la répétition de gestes ou par des postures inadaptées...). Quelques statistiques notamment sur le site de l'INRS qui contient une mine d'informations : Troubles musculosquelettiques (TMS). Statistiques - Risques - INRS


Il serait erroné d'enfermer les TMS dans l'atteinte à la seule santé physique car corps et mental sont liés. Pour illustrer en restant sur les TMS : imaginons un salarié travaillant à la caisse d'un supermarché qui, comme c'est le cas assez souvent, souffre de douleurs chroniques en raison de TMS des membres supérieurs. Comment ne pas imaginer que cette situation ne soit pas source de stress et n’affecte donc pas sa santé mentale ?

Par ailleurs, un salarié qui ne va pas bien psychologiquement est davantage susceptible de voir sa santé physique se dégrader. Une situation de stress prolongé affecte en effet le corps et peut entrainer notamment le déclenchement ou l’aggravation de TMS.


Cette année, le thème de cette Journée mondiale portait sur l’instauration d’une culture positive de la sécurité et de la santé, démarche qui nécessite comme toujours d'impliquer les acteurs clé dans les entreprises, notamment les salariés eux-mêmes et les instances représentatives du personnel (en particulier le CSE et quand elle existe la Commission santé, sécurité et conditions de travail - CSSCT).

L’enjeu au-delà de cet évènement est de réussir à instaurer une véritable culture de la prévention, en particulier de la prévention primaire dont l’objectif est de réduire les risques en agissant directement en amont sur l’organisation du travail. Une logique gagnant-gagnant : investir dans la santé et la sécurité au travail contribue à un mieux-être plus important des salariés et une meilleure performance des organisations (réduction des coûts directs et indirects liés aux risques professionnels : moins d’absentéisme, moins de turn-over…).


A noter qu’en France :

  • le Code du travail illustre bien ce qui est attendu d’une politique de prévention des risques au sein des entreprises, en vertu des dispositions prévues aux articles L 4121-1 et L 4121-2

  • depuis le 31 mars 2022, l’acronyme QVT (Qualité de vie au travail) est devenu QVCT (Qualité de vie et des Conditions de travail) en application de l’Accord national Interprofessionnel (ANI) sur la santé au travail du 9 décembre 2000 entériné par la loi santé au travail du 2 août 2021. Ce changement de législation vise en particulier à renforcer la place centrale de la prévention primaire à travers différentes mesures dont je reparlerai (renforcement du Document unique d’évaluation des risques, changement dans les visites médicales…)


Pour obtenir des résultats positifs significatifs, une démarche de qualité de vie au travail doit ainsi se pencher sur l’organisation (en place et/ou projetée) en cherchant toujours à ce qu’elle permette aux salariés de réaliser un travail de qualité dans de bonnes conditions de travail (rôles et responsabilités bien définis, charge de travail et moyens adaptés, management compétent et bienveillant…). Cela fait partie des enseignements que je retiens également des cours de psychologie du travail suivis au CNAM et de mon Diplôme universitaire d’Assas sur la prévention des risques psychosociaux et l’amélioration de la QVT. Loin de l’idée que s’en font certains qui misent sur un peu de décoration et la mise à disposition de baby-foots…


En tant que sophrologue spécialisée en Qualité de vie au travail (certification de l’ESSA), je ne perds bien sûr pas pour autant de vue ce que les méthodes psychocorporelles et notamment la sophrologie peuvent apporter dans une démarche de QVT. Grâce à une prise en compte globale de la personne (physique, émotionnelle et mentale) au travers de techniques pouvant être réutilisées en autonomie, cette méthode peut être une alliée précieuse au service du mieux-être et de l’efficacité en entreprise dans différents domaines (gestion du stress et des émotions, sommeil, soft skills, TMS…).


Plus d’informations sur les modalités d’intervention (séances découverte, programme de séances, ateliers, formations, webinaires) possibles sur site dans toute la France, par visioconférence ou en mode hybride.


Encore mieux, prenons un premier RDV téléphonique pour parler de votre projet avec pourquoi pas une première étape à inscrire au moment de la Semaine pour la qualité de vie au travail (SQVT) du réseau Anact-Aract qui se tiendra du 20 au 24 juin 2022. Le fil rouge cette année est "En quête de sens au travail". Je vous en reparle bientôt.


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